2007-10-24

Et la guerre ?

À partir du moment de la compréhension de cet état de guerre, la question du comment de la guerre se pose. La domination est toujours la reproduction d'un pouvoir hiérarchique centralisé qui fait exister un pouvoir monopolisé d'une personne ou d'un groupe de personnes sur une autre ou sur des autres. Tout projet d'émancipation centralisé est donc toujours aussi un pouvoir de dominer. Les perspectives d'États, de partis, d'avant-gardes... reproduisent ce rapport qui nous mine. Alors il ne peut exister de libération générale dans cette voie. La dispersion des actions qui attaquent la domination reproduit l'atomisation sociale qui nous isole et nous paralyse. Dans ce sens, nous pouvons penser que l'autonomie peut conduire vers une forme d'atomisation même politique. Comment pouvons-nous nous lier alors comme mouvement révolutionnaire ? Ce questionnement demeure essentiel et non achevé.

Comment exister politiquement dans nos communautés ? Comment relier nos révoltes ? Comment s'affirmer comme révolutionnaires ? Qu'est-ce que nous faisons ?

2007-10-19

À ceux et celles qui hésitent encore à se mettre en guerre, en grève…

Plus visible, la guerre dévaste l’Irak, l’Afghanistan, la Colombie… et bien d’autres territoires et populations. Mais cette guerre est continue à travers l’histoire mondiale : guerre contre les travailleurs et les travailleuses, guerre contre les pauvres, guerre contre les indigènes, guerre contre les femmes, guerre contre les excluEs, guerre contre la vie… Par les armes, par la concentration des richesses, par la misère, par la drogue, par la prostitution, par la dévastation psychologique, par l’anomisation, par la disconvenance des existences, par la destruction des espaces de vie naturelle… dans un monde qui nous enferme, nous brutalise, nous tue, le capitalisme et la domination générale nous minent constamment. Le sacrifice de la majorité de l’humanité et de la vie en général est soutenu. Il n’y a pas de démocratie ou enfin la démocratie n’est que le voile de légitimité d’un monde de brutalité. On nous laisse pas d’autres choix que d’assumer cette guerre que ce soit aux niveaux physique, existentiel, social et/ou psychologique.

Ce monde se poursuit à tous les jours et se poursuivra tant que nous bloquerons pas les circuits de reproduction du capitalisme et de la domination en général, que nous n’attaquerons pas l’appropriation privée et concentrée des territoires, des ressources accordées par la nature, du travail humain… que nous laisserons le monde être accaparé par une minorité de propriétaires, de dirigeantEs et de gestionnaires qui assurent la perpétuation de leurs profits et de leur pouvoir en développant pour leurs propres finalités les marchés, les technologies, les industries, les mines… en détruisant les conditions de possibilité de la liberté, du partage, de l’existence sauvage…

Refuser la guerre populaire, l’occupation, la grève, s’enfermer dans son individualisation… mènent à la reproduction sans frein et sans contrainte de cet univers de destruction massive.

Les possibilités de la vie sont limitées. Si nous n’arrêtons pas dès aujourd’hui ce qui la dévaste, nous n’échapperons pas à la catastrophe. Déjà, hier, aujourd’hui… la tragédie, les assassinats, les agressions, la destruction… forment la réalité de tous les instants de cette vie dominée, administrée. Pas étonnant, dans ce cadre, que pour plusieurs ‘’la vie est un pendule qui oscille entre la souffrance et l’ennui’’. Il pourrait tout de même en être autrement par la confrontation, par le combat, par l’insoumission… Évidemment, cette trajectoire est remplie d’embûches, de dureté, de troubles, de disconvenance… mais nous n’avons pas d’autres choix. Nous y sombrons souvent dans le désespoir, nous nous y faisons réprimer, malmener, tuer, nous y avons peur, faim… Mais plus nous serons à lutter plus les espaces de vie, de solidarité, de liberté… auront de chance de s’étendre. Moins la domination pourra engendrer de meurtres, de suicides, de famines, de sécheresses, d’écocides…